A chaque revêtement de terrasse ses particularités : du bois à la pierre naturelle, en passant  par les dalles ou les pavés décoratifs, les carreaux en céramique, le granit, la pierre bleue, les schistes ou les basaltes... la liste est longue !

Prenez en compte l’aspect esthétique, votre budget, l’importance que vous accordez à cet espace dans votre maison avant de faire votre choix. 

Pour le bois par exemple, l’aspect esthétique joue bien sûr un rôle important au moment du choix, mais pensez aussi à la durabilité, à la sécurité et à la facilité d’entretien. 

Quant aux pierres naturelles, il en existe des centaines. C'est la finition de la surface qui détermine l'aspect d'une pierre. Mais plus une pierre a subi de traitements, plus son prix sera élevé.

Enfin, les dalles ou pavés décoratifs ("klinkers") en béton sont deux matériaux très répandus. Les dalles en béton constituent de loin la solution la moins chère. Pour un plus bel aspect, il existe des dalles dont la couche de finition peut être polie ou martelée, ce qui leur confère l'aspect d'une pierre naturelle.

Le bois

Matériau écologique, le bois séduit par son côté chaleureux et naturel. Il est facile à poser et relativement abordable. Mais toutes les essences de bois ne conviennent pas à l’aménagement d’une terrasse : certaines se dégradent fortement avec le temps et l’humidité. 

Lequel choisir ?

On privilégiera les essences qualifiées dans la classe de durabilité (naturelle) I ou II ; celles-ci ne doivent pas subir de traitement. Pour être bien protégés, les bois moins durables (sapin et épicéa), de classe III et IV, doivent être imprégnés sous vide et sous pression. Au niveau de la résistance à l’usure, les bois tropicaux sont les meilleurs, qu'il s'agisse de Massaranduba, Cumaru, Cupiuba, ou Sucupira Vermelho. Le chêne, l'Oregon, le mélèze, le robinier et le châtaignier conviennent également pour l’aménagement de terrasses, clôtures et jeux extérieurs.

La pose

Outre l’essence du bois, l’épaisseur et la largeur des planches déterminent aussi l’aspect de la terrasse. Le joint entre les planches doit avoir partout la même largeur, sans être trop important, sinon les pieds des chaises et les talons à aiguilles risques d'y rester coincés… Pour accentuer visuellement la longueur d'une partie du jardin, posez les planches dans le sens de la longueur. En les disposant en diagonale, vous donnerez même au jardin une dimension supplémentaire.

Notons aussi que, pour des raisons de sécurité, les planches lisses sont à éviter : par temps humide, le risque de glissade devient en effet très grand ! Il est dès lors conseillé d'utiliser des planches à rainures ou nervures. Pour la pose, privilégiez les systèmes qui ne nécessitent ni vis ni clous, car ces derniers peuvent rouiller et tacher le bois.

Notons aussi que, outre les planches, des dalles (caillebotis) sont également disponibles. Différents formats et modèles sont proposés : elles seront fixées par vis ou simplement posées sur un support lisse.

Idée de prix
  • Bois tropical (bangkirai) :
    • Planche (195 x 14,5 cm) : à partir de 10,50 €/pièce.
    • Dalle (50 x 50 cm) : à partir de 5,50 €/pièce.
  • Bois non tropical (pin, etc.) :
    • Planche (240 x 14,5 cm) : à partir de 6,75 €/pièce.
    • Dalle (50 x 50 cm) : à partir de 2,55 €/pièce.
Les principales espèces de bois et leur durabilité (classe de I à IV) :
  • Bangkirai : Classe II-III
  • Tatajuba : Classe I-II
  • Ipé : Classe I
  • Bilinga : Classe I
  • Cèdre (WRC) : Classe II
  • Iroko (Kambala) : Classe I-II
  • Massaranduba : Classe I
  • Itauba : Classe I
  • Jatoba : Classe II
  • Pin du nord : Classe III-IV
  • Teak : Classe I-II
  • Garapa : Classe II-III

Briques et dalles en terre cuite ou béton

Les dalles ou pavés décoratifs ("klinkers") en béton sont très répandus. Les dalles constituent la solution la moins chère. Pour un plus bel aspect, des dalles dont la couche de finition peut être polie ou martelée, à l'aspect proche d'une pierre naturelle.

Lesquelles choisir ?
  • Avantages des briques et dalles en béton : durabilité ; solidité ; prix intéressant ; grand choix de couleurs et de formes ; pose aisée.
  • Inconvénients : Aspect parfois industriel ; pose simple mais nécessitant beaucoup de mains d’œuvre.

Les briques en terre cuite et les carreaux céramiques sont des produits naturels, fabriqués à partir d'argile récoltée dans les plaines de submersion des rivières. La tonalité (jaune ou rouge) dépend du type d'argile. Il est évident que le mode de cuisson détermine également l'aspect des briques de pavement.

  • Avantages : Durabilité ; peu sensible à la formation de mousses et d’algues ; entretien facile ; diversité de couleur et de formes ; produit naturel.
  • Inconvénients : Mains d’œuvre importante (pavés) ; pose un peu complexe (carreaux) ; plus cher que le béton.
Pose et entretien

L'aménagement des terrasses à l'aide de pavés (béton ou céramique) est aisée. Les blocs carrés sont très prisés, mais il existe aussi des pavés ronds. Au niveau du placement, les pavés sont posés sur un lit de sable (généralement stabilisé). Quant aux carreaux en céramique et aux dalles en béton, ils peuvent être collés sur une dalle de sol ou posés dans un lit de mortier. La pose sur un lit de sable est possible, en théorie, mais elle est de moins en moins appliquée.

Les pavés et carreaux sont faciles à entretenir. Les carreaux céramiques se lavent de préférence à l'aide de savon dégraissé ou de produits préconisés par les spécialistes (par exemple Lithofin). Ils sont pourvus d'une couche de protection et peuvent être récurés sans problème. Sur les dallages en béton, un coating peut être appliqué : il formera une pellicule qui accentuera la couleur et augmentera la résistance à l'usure. Mais cette protection est elle-même sujette à l'usure.

Idée de prix
  • Pavé en béton : 10 x 10 cm = 0,15 €/pièce ou 15 €/m² ; 22 x 11 cm = 0,30 €/pièce ou 12,70 €/m².
  • Dalle en béton avec couche décorative : 40 x 40 cm = 3,80 €/pièce ou 23,75 €/m².
  • Pavé de terre cuite : 10 x 10 cm = environ 0,30 € pièce ou 30 € m².
  • Carrelage céramique : 45 x 45 cm = à partir de 25 €/m².

Pierre naturelle

Il existe des centaines de sortes de pierre naturelle : granits, porphyres, pierre bleue, schistes, basaltes, marbres, etc. C'est la finition de la surface qui détermine l'aspect d'une pierre. Mais plus une pierre a subi de traitements, plus son prix sera élevé.

Laquelle choisir ?
  • Avantages : aspect prestigieux ; chaque pierre est un produit unique ; indéformable, durable, récupérable et facile à entretenir.
  • Inconvénients : généralement chère ; parfois sensible aux griffes ; peuvent être glissantes ; les taches, inévitables à long terme peuvent être dérangeantes.

A côté des pierres indigènes telles que la pierre bleue, de plus en plus de modèles sont importés, non seulement de pays européens (France, Allemagne, Norvège, etc.), mais aussi de provenances plus exotiques (Brésil, Afrique du Sud, Inde, etc.). En ce qui concerne le format, le choix est également très vaste : dalles, plaques ou mosaïques, dans toutes les formes et toutes les dimensions.

C'est la finition de la surface qui détermine l'aspect d'une pierre. Mais plus une pierre a subi de traitements, plus son prix sera élevé. Optez pour une finition pas trop lisse, voire même – en fonction de l'application spécifique – pour une pierre antidérapante.

La pose

Plus encore que le choix des matériaux, le mode de pose contribue à maintenir la terrasse en bon état. Tout d'abord, choisissez une pierre naturelle résistant au gel. Evitez les pierres poreuses qui absorbent facilement l'eau : elles risquent de se fendre lorsqu'il gèle et elles sont plus sensibles au développement de mousses. Ensuite, prévoyez une fondation drainante, afin que l’eau soit évacuée rapidement en cas d’averse.

En fonction du type de pierre et du format, la pose s'effectuera

  • sur un lit de sable stabilisé : principalement pour les pavés ; le lit de sable sous la pierre permet à l'eau de s'infiltrer dans le sous-sol
  • sur un lit de mortier : pour les pierres imposantes, lourdes et de formes irrégulières ; le mortier est coulé sur une fondation de sable stabilisé et de pierrailles ou sur une dalle en béton
  • par collage sur une dalle de sol en béton : cette pose assure une grande stabilité des dalles de terrasses.
Idée de prix
  • Dalle en pierre bleue tambourinée :
    • 15 x 15 cm = 0,54 €/pièce ou 24 €/m²
    • 20 x 20 cm = 1 €/pièce ou 25 €/m²
    • 40 x 40 cm = 5,54 €/pièce ou 34,6 €/m².
  • Dalle en pierre bleue bouchardée :
    • 40 x 40 cm = 6,39 €/pièce ou 40 €/m²

Comment aménager une terrasse ?

Avant d’entreprendre la construction d’une terrasse, il importe de savoir s’il faut un permis d’urbanisme. Vous devrez ensuite choisir l’endroit où ériger la terrasse et calculer la superficie qui convient à vos besoins. Voici quelques conseils.

Faut-il un permis d’urbanisme ?
Terrasse de jardin

Dans la plupart des cas, il n’est pas nécessaire d’obtenir un permis d’urbanisme pour construire une terrasse dans un jardin. Quelques conditions de base doivent toutefois être remplies, qui diffèrent selon les Régions (infos auprès du service de l’urbanisme de votre commune).

  • Bruxelles : c’est simple, il ne faut jamais de permis pour construire une terrasse de jardin.
  • Wallonie : il ne faut pas de permis si la superficie ne dépasse pas 15 m² et s'il n'y a pas de modification du relief du sol.
  • Flandre : il ne faut pas de permis si la superficie ne dépasse pas 50 m², si la terrasse ne se trouve pas à plus de 30 m de l'habitation; si elle ne se trouve pas dans le jardin devant la maison; si elle se trouve à au moins 1 m des limites du terrain; s’il n'y a pas de modification du niveau du sol.
Terrasse sur toit ?

Pour les terrasses construites en hauteur, suspendues ou sur toits plats, en régions urbaines notamment, le permis d’urbanisme est souvent nécessaire (une simple consultation peut toutefois suffire) et une enquête publique peut parfois même être entamée. Pour éviter les mauvaises surprises, il vaut donc toujours mieux consulter préalablement voisins et copropriétaires!

L’architecte est-il nécessaire ?

A moins de chercher un conseil esthétique (ce qui peut s’avérer précieux!), un architecte n’est normalement pas nécessaire dans le cas d’une construction au sol. Par contre, toujours concernant les toits plats, il est utile d’avoir l’avis d’un architecte et/ou d’un ingénieur qui pourra analyser la stabilité du support (votre commune pourra l’exiger en cas d’obligation de l’obtention d’un permis complet). Une vérification de l’étanchéité s’avèrera également indispensable.

Emplacement, orientation ?

L'emplacement varie selon les goûts de chacun. Certains recherchent beaucoup de soleil, d’autres préfèrent l’ombre. Mais mieux vaut opter pour un endroit ensoleillé, quitte à y aménager par la suite des zones d’ombres (parasol, toiles).

Pour ceux qui aiment manger à l'extérieur, une terrasse à proximité de la maison est beaucoup plus pratique. Mais ceux qui recherchent l’isolement préféreront une terrasse à l'arrière du jardin, loin de la maison.

Quelle superficie ?

La taille de la terrasse varie selon les envies et disponibilités de chacun. Pour installer deux chaises longues, une superficie de 3 x 3 m suffit. Si vous désirez y placer une table et plusieurs chaises, la terrasse doit idéalement être 2 m plus longue et 2 m plus large que la table.

L’ardoise : décorative et polyvalente

L’ardoise peut être utilisée pour bon nombre d’autres applications que les tuiles. En effet, il s’agit d’une variété de pierre naturelle belge qui convient aussi parfaitement comme pierre de façade, dalle, plinthe, seuil, plan de travail, receveur de douche, etc.

Les caractéristiques de l’ardoise

L’ardoise est une pierre métamorphique à grain fin, de couleur gris foncé à noir. Elle est compacte, homogène et peu poreuse et se compose essentiellement d’argile et de silice. Durant l’âge d’or des mines belges, il était possible d’obtenir de l’ardoise dans différentes couleurs. Actuellement, l’ardoise belge encore disponible est de couleur bleu foncé et contient de la pyrite.

Le style

Durant des siècles, l’ardoise belge a été utilisée comme matériau de construction pour les murs extérieurs massifs ainsi que pour la couverture des toits des habitations. Elle a ainsi déterminé le paysage et l’architecture traditionnelle des Ardennes : puissante et massive. L’apparition des nouvelles techniques de construction (à l’aide des murs creux) y a mis fin. De nos jours, l’ardoise est plutôt utilisée comme décoration ou comme matériau de finition dans le cas d’une architecture sobre.

Les applications

 

  • Les murs et les toits : de nos jours, l’ardoise est encore utilisée comme parement. Attention à l’effet mosaïque.
  • Comme pierre décorative : lames, plinthes, encadrements de fenêtres, etc.
  • En combinaison avec d’autres matériaux : l’ardoise se marie bien avec d’autres matériaux naturels mais également avec le béton.
  • Comme recouvrement de sol sous la forme de dalles.
  • Dans l’aménagement d’intérieur comme lavabo, plan de travail de cuisine, etc.

 

Les avantages de l’ardoise

 

  • L’ardoise peut facilement être fendue en plaques parallèles très fines, permettant d’en faire des éléments fins tels que des ardoises.
  • L’ardoise est très peu poreuse grâce une structure fine et étanche et résiste par conséquent aux fortes intempéries.
  • L’ardoise possède une bonne résistance à la pression et à la flexibilité.
  • L’ardoise convient tant à l’architecture traditionnelle que moderne, aux habitations privées et aux bâtiments d’entreprise.

 

La pose

 

  • L’ardoise peut être posée telle quelle ou maçonnée avec du ciment.
  • Un joint creux est généralement préférable à un joint continu.
  • Les pierres décoratives dans la façade peuvent aussi être simplement maçonnées. N’exagérez toutefois pas, de manière à conserver l’aspect naturel et durable du matériau.
  • La pose des dalles se fait dans un lit de mortier. Appliquez un produit adhérant spécifique en-dessous de chaque dalle.

 

L’entretien

L’ardoise belge est imperméable et résistante aux acides. C’est pour cette raison qu’elle est facile d’entretien et peu sensible à la saleté. Elle est également très résistante aux graisses. Les taches disparaissent après quelques lavages à l’aide d’une eau chaude savonneuse. En cas de dégâts légers ou d’usure, un léger polissage à l’aide d’un papier de verre suffit. Comme la pierre est imperméable, il est préférable de ne pas la protéger à l’aide d’un produit gras.

Les prix

Le prix de l’ardoise est similaire à celui de la pierre de taille bleue, à savoir assez élevé. Les dalles d’une épaisseur d’1 cm et de 90/90 coûtent entre 65 et 75 euros, hors TVA. Pour la pose, comptez encore un supplément de 30 à 40 euros/m².

Contact

Ardoisières d’Herbeumont, tél. 061/51 65 41.

  • Industries ardoisières et schistes de Warmifontaine, tél. 061/27 93 39